Son œuvre visuelle est une création réalisée à l'aide d'un procédé
photographique unique à ce jour dans le monde de la photographie.
Une savante alchimie " Méta-physique " sans trucage ni artifice, permet
à l'image d'opérer dans la supra-dimension _ sphère onirique par excellence _
afin d'agrandir la perception spatio-temporelle de celui qui la regarde
et par-là même, d'ouvrir les limites de son champ de conscience.
La contemplation devient alors intrinsèque à l'œuvre,
faisant du spectateur un libre acteur de sa vision.
La nature s’ouvre à nous, elle nous permet d’entrer dans son intimité,
là où elle œuvre dans le secret de son cœur, on ne doit pas pénétrer
la nature avec un œil voyeur ni une attitude de voyeurisme.
On se doit d’entrer dans l’antre alchimique naturel avec une grande précaution, nous ne devons pas avoir une position de conquérant ou de prédateur, car rien de magique ne pourrait se produire.
Nous ne devons pas voler la nature, c’est à dire, agir sans sa permission,
nous devons respecter la vie qui bouillonne au sein même
de cette gorge de vitalité.
Si je puis dire il faut que nos auras puissent se mélanger,
s’interconnecter, que nos deux halos ne puissent faire qu’un.
Alors à ce moment précis le halo sacré et mystérieux de la nature s’ouvrira à nous, la nature nous livrera ses secrets et nous pourrons voir la vie qui livre un combat sans merci pour la survie des espèces.
Dans la nature ce n’est pas la raison qui prédomine, mais la force,
le plus fort à de grande chance de rester en vie.
Quant au plus faible, il a le choix de mourir de maintes façons : maladie, tuer pour être dévoré, car la vie se résume à ceci, « manger ou être mangé ».
Dans cette nature grandiose et le mot est encore trop petit pour exprimer cette force de vie qui s’exprime, nous trouvons une multitude de formes, de couleurs et de senteurs et tout cela nous invite au voyage sensoriel,
de là nous découvrons avec émerveillement la VIE.
La nature est comme une mère attentionnée, elle nous observe d’un œil discret et bienveillant pour celui qui la respecte, d’ailleurs celui qui respecte la nature a le respect de sa propre personne, ensuite ce respect va s’étendre aux autres.
Au travers de l’œil photographique de YOA, la nature se laisse approcher, caresser, apprivoiser, elle lui permet de restituer des scènes de vie, insectes, animaux, arbres, fleurs…
Faune et flore se mélangeant dans un heureux mariage d’harmonie, tous nos sens sont en éveil, nos oreilles entendent le vent qui frémit sur les feuilles d’un arbre, un animal s’exprime, un insecte vole…
Les senteurs différentes envahissent nos narines, créant un état de béatitude, nos yeux perçoivent le jeu incessant de la lumière et de l’ombre se cherchant sans cesse, ombre et lumière, mariage parfait pour donner de la profondeur, du volume, du mystère…
En pénétrant le sacré de cette nature elle nous invite à la table du mystère où l’instantionnel est présent chaque seconde, où l’œil se pose sur quelque chose.
Le jeu de lumière et d’ombre est en mouvements,
perpétuellement,
tout dépend de ce jeu.
En pénétrant le sacré de la nature qui s’offre à nous,
nous verrons que l’abeille n’est pas seulement une voleuse de pollen,
mais qu’elle participe à la procréation des espèces,
tout est à sa place dans cette architecture sacrée qu’est la nature.
L’abeille pour la fleur est salutaire et c’est avec plaisir qu’elle offre son pollen, qu’elle s’ouvre, qu’elle s’offre.
YOA au travers de ses photos veut offrir une nouvelle vision de cette nature, il veut vous faire comprendre qu’il faut entrer dans la nature avec un respect sacerdotal, afin que celle-ci puisse vous donner ce qu’elle à votre disposition.
La photographie instantionnelle de la faune et flore au travers de l’œil de YOA nous ouvre un autre univers peuplé de personnages imaginaires ou réels et nous pouvons les éterniser sur n’importe quel support.
Mais quand l’œil veut se faire complice avec les courbes et formes de la femme et que celles-ci épousent parfaitement les formes et courbes de la nature alors là, la beauté prend une autre dimension, flore, faune se mélangeant avec la beauté féminine, chantent un hymne à la grâce et à l’harmonie.
Lorsque l’œil photographique de YOA habille les tissus pour en faire des vêtements pour le plaisir de les porter, de les voir, de les ressentir.
La beauté, l’harmonie sont des nourritures de notre esprit, il faut que l’esprit puise à la source de la beauté et de la pureté pour se régénérer et se trouver.
Dans la nature nous pouvons entendre la paix résonner au plus profond de notre cœur, cette paix est comme une onde fraîche qui nous submerge.
On ne peut pas venir prendre quelque chose dans cette nature, nous venons seulement échanger quelque chose, d’ailleurs elle a bien plus à nous donner que nous avons, nous, à donner.
« Aux seins » de cette nature YOA n’est plus YOA, il n’est qu’un intermédiaire entre l’homme/femme et la flore ou la faune, il n’est que le témoin de différentes expressions de la vie.
Chaque roche, fleur, arbre, insecte, animal a quelque chose à nous dire, une histoire à raconter, un événement à saisir, une complicité réciproque s’installe et la communion est possible, voir même souhaitable.
YOA dit ceci : « La vraie spiritualité se trouve dans l’oubli de soi, la nature nous offre cette belle possibilité de trouver cet oubli, rien n’existe à part le sujet et l’œil du photographe, la nature est ritualisante ».
La photo c’est un peu Spiritualographiser les événements de l’existence, notre existence est un peu comme un éphémère, elle passe rapidement et le temps nous surprend pas par la traîtrise, mais en douceur, et quand on se réveille il est déjà temps de laisser la place aux autres.
La vie est un long sommeil d’ignorance ou d’insouciance,
mais elle vaut le coup d’être vécue.
YOA partage avec vous une « bride » de sa vie pour ravir vos yeux
et ouvrir vos cœurs à la beauté de la nature.
L’APPROCHE DES SUJETS
Que dire sur l’approche, comment je me positionne par rapport à tel sujet, je n’approche pas une fleur comme j’approche un insecte, de même je n’approche pas un arbre de la même manière qu’un rocher.
De l’oiseau à l’animal qui court sur terre, chacun m’invite à une différente approche et enfin je n’approche pas le corps d’une femme comme on approche une femme.
En moi il y a un appel, un courant sympathique qui fait que je me sens très près de la personne qui pose pour moi.
Les formes féminines donnent l’envie aux hommes et vice-versa, la femme par la vison d’un corps d’homme a cette même envie de posséder.
L’approche est métaphysique, elle se trouve sur une autre dimension au-delà de nos cinq sens, c’est l’action d’un état intuitionnel qui sommeille en nous dans les profondeurs de notre personnalité.
L’inné en chacun de nous s’exprime un jour ou l’autre, l’inné en moi s’exprime à plusieurs niveaux de créativité, musique, peinture, poésie et photographie.
Comment on devient photographe, par accident, par nécessité de témoigner ce que l’on veut exprimer ou démontrer, par révélation ; c’est mon cas, une révélation donnée par le jeu de lumière et d’ombre, par d’étranges formes qui naissent juste pour la beauté du jeu.
La photo est une voie qui doit être dépouillée d’égoïsme, nous pourrions l’identifier à la voie ZEN, l’observation d’un sujet peut provoquer une illumination intérieure, un SATORI.